En 1840, à l'apogée de sa célébrité, il vendit son brevet à l'ANGLETERRE, à la RUSSIE,
à CONSTANTINOPLE, à NICE, à l'îLE MAURICE, à CUBA et surtout à La NOUVELLE ORLéANS.
En 1848, peu avant son abdication, LOUIS-PHILIPPE interdit l'usage de l'ARSENIC et
du SUBLIMé. Ce n'était que trop compréhensible. Nous n'étions plus, certes, à la
belle époque de la "POUDRE à SUCCESSION" chère à LAVOISIN et à la MARQUISE DE BRINVILLIERS, mais
la tentation permanente et l'affaire LAFARGE de 1840 venait de faire grand bruit.
Il n'était question dans les hôtels du faubourg, que des discussions passionnées
et des passes armes échangées aux assises de BRIVE entre ORFILA et RASPAIL, le premier
convaincu que le maître de forge avait été bel et bien empoisonné par sa jeune épouse, le
second se faisant fort de trouver de l'arsenic dans n'importe quoi : "Dans le bois
de votre fauteuil, Monsieur le Président ...!" Il était temps d'en réglementer l'usage. Ce
furent alors les sels d'alumine que GANNAL utilisa. Et c'est BAUDRIAN, l'embaumeur
de GAMBETTA, qui se montra précurseur utilisant pour la première fois le FORMOL.
La vogue des embaumements fut considérable en AMéRIQUE, grâce à la vente du brevet
à La NOUVELLE ORLéANS et grâce à un autre fait inattendu... : LA GUERRE DE SéCESSION.
Pour permettre le convoi des corps des officiers et soldats, le pays étant alors
dépourvu de moyens de transport, le chirurgien Thomas HOLMES s'inspira de l'exemple
de son collègue de la grande armée. Il en effectua un grand nombre et connu une notoriété
qui survécut à la fin des hostilités. Les USA sont de nos jours, le pays où les soins
thanatopraxiques sont le plus en honneur. Ils sont presque systématiquement pratiqués,
de même qu'au CANADA, alors qu'en EUROPE un peu moins de 3% des défunts reçoivent
ces soins. Il convient toutefois de dire qu'actuellement, la thanatopraxie se développe
en EUROPE .